À deux jours du match retour des éliminatoires de la Coupe du Monde féminine U20, prévu vendredi au Togo, la sélectionneuse égyptienne Amira Youssef a livré un discours qui ne passe pas inaperçu. Battue 1-0 au Caire lors de la manche aller, l’Égypte joue désormais sa survie dans ces qualifications face à des Amazones U20 en position de force.
Sur le plan sportif, la technicienne égyptienne a évoqué six absences majeures. Déjà privée de quatre joueuses lors du premier acte, la sélection nord-africaine a enregistré deux nouvelles blessures. Selon elle, il s’agit de cadres ayant participé aux précédentes campagnes qualificatives et au Championnat d’Afrique du Nord. Un contexte compliqué à l’approche d’un rendez-vous décisif.
Mais au-delà des absences, c’est sa sortie sur l’équité dans les compétitions de jeunes qui suscite l’attention. Amira Youssef a appelé la CAF à instaurer le test osseux dans les catégories féminines, évoquant les défis liés à la falsification d’âge et la nécessité de préserver l’intégrité des tournois. Une déclaration faite à la veille d’affronter une équipe béninoise dont elle a elle-même salué la puissance et l’impact physique.
Côté béninois, la dynamique est positive. Solides au Caire, disciplinées et efficaces, les Amazones ont pris une option sérieuse sur la qualification. Le mot d’ordre reste la concentration : confirmer l’avantage et valider le billet pour le tour suivant. Vendredi, entre pression psychologique et enjeux sportifs, le terrain aura le dernier mot.

